« Chez Popchef, il n’y a pas de bureaux attitrés » – Briac Lescure

« Chez Popchef, il n’y a pas de bureaux attitrés » – Briac Lescure

Diplômé de l’EDHEC en 2013, Briac Lescure s’associe à Francois Raynaud de Fitte pour fonder Popchef. Les deux entrepreneurs veulent « apporter à la restauration ce que Uber a apporté aux taxis », avec une politique managériale qui se veut différente.

Zéro employé. À ses débuts la startup n’a pas eu à réfléchir à la question des ressources humaines puisqu’elle n’avait pas de salariés : « Nous avions peu de moyens donc nous nous occupions de tout. Par exemple, nous faisions les livraisons en autolib ou en Vélib’ ». C’est après avoir reçu une subvention de Bpifrance que la jeune pousse commence à investir. Elle lève des fonds, se développe, et commence à embaucher afin de répondre à une demande croissante.

 « Il ne faut surtout pas recruter au feeling »

La startup est aujourd’hui composée de différentes unités : communication, développement, gestion, technique, livraison, R&D … Et pour recruter tous ces profils, les fondateurs ont tenu et tiennent toujours à être présents. Durant le recrutement, Briac Lescure explique s’appuyer sur un livre, Who: The A Method for Hiring de Geoff Smart et Randy Street : « Il a été écrit par des Américains et il donne des conseils assez utiles : comment rédiger une fiche de poste, quelles questions faut-il poser lors d’un entretien, … ».

Et le co-fondateur l’assure : il ne pose pas de questions déconcertantes aux futurs employés ! Il essaye, au contraire, de mieux les cerner et de mieux comprendre leurs ambitions. Enfin, pour que l’entretien d’embauche soit fructueux, le startupper explique qu’il faut le mener de manière méthodique et ne pas se laisser avoir par la première impression : « Il ne faut surtout pas recruter au feeling. Il faut tenter de comprendre le parcours de la personne et apprécier les qualités dont elle fait montre. C’est seulement lorsque j’ai un doute que je m’en remets au feeling », explique-t-il.

« Dans une entreprise, les ressources les plus précieuses sont les RH »

Selon Briac Lescure : « Dans une entreprise, les ressources les plus précieuses sont les RH. Il est donc essentiel pour sa pérennité de prendre en compte le bien-être des employés ». Cette affirmation fait entièrement partie de la culture d’entreprise de Popchef. Et, lorsque l’on demande au co-fondateur de préciser cette culture d’entreprise, quelques mots clés lui viennent tout de suite à l’esprit : « Ambition, humilité, pragmatisme, exigence mais aussi COOL ATTITUDE ».

La startup revendique d’ailleurs ce modèle managérial : « Les nouvelles générations qui arrivent sur le marché de l’emploi sont demandeuses de plus de libertés. Pour attirer les meilleurs talents, les entreprises seront contraintes de se soumettre à leurs exigences » .

Chez Popchef, il n’y a pas de bureaux attitrés

Et Popchef, le fait déjà : moins de frontières entre vie professionnelle et vie personnelle, flexibilité sur les horaires, aucun code vestimentaire, et encore plus curieux, aucun bureau attitré: « Chacun s’assoie là où il veut, nettoie le bureau et le lendemain, quelqu’un d’autres peut prendre la place », explique Briac Lescure. La startup veut encourager la mobilité, la liberté et le bien-être au travail : « Par exemple, tout à l’heure je suis allé nager pour me défouler. J’aime aussi faire des siestes après manger. Il ne faut pas rester enfermé », explique le fondateur.

Résultat de cette politique : les salariés sont très productifs, créatifs, en formes et attachés à la marque car « ils se sentent libres et responsabilisés », déclare Briac Lescure. La réponse à une question qu’aime bien poser le fondateur à ses employés fait également montre de cette jovialité : «  Quand vous allez au restaurant et que tout le monde parle de son travail, sentez-vous que vous avez le meilleur emploi ? ». Et à en croire ses dires, la réponse de ses salariés est toujours oui !

Khadija Adda-Rezig

L’article « Chez Popchef, il n’y a pas de bureaux attitrés » – Briac Lescure est accessible sur Widoobiz.

Lire la suite

Pradeo: « En France, les investisseurs brident l’ambition des entrepreneurs par manque de goût du risque »

Pradeo: « En France, les investisseurs brident l’ambition des entrepreneurs par manque de goût du risque »

Pradeo se considère comme « l’expert de la sécurité mobile ». Il arrive sur le marché en 2013 et s’intéresse au boom des téléphones et des applications mobiles. La startup cherche à accompagner cette dynamique en sécurisant les échanges de données numériques. 

Sécuriser les données. Clément Saad, président et CEO de Pradeo, est entré dans le monde de l’entrepreneuriat après avoir soutenu une thèse en lien avec la sécurité numérique pour le Ministère de la Défense. Avec Stéphane Saad (CSAO) et Vivien Raoul (CTO), ils sécurisent les données des utilisateurs de smartphones et autres terminaux numériques.

Widoobiz: Votre service de sécurisation répond-t-il à un réel besoin ?

Clément Saad: Dans le monde, on télécharge 250 000 applications par minute donc notre service qui analyse les effets d’une application sur les données personnelles répond à un réel besoin. D’ailleurs, les antivirus ne sont plus adaptés aux applications récentes donc il y a bien un marché pour notre service. Certes, nous avons dû faire 5 ans de R&D mais, aujourd’hui, nous avons noué des partenariats avec des grands groupes comme IBM, Samsung, Microsoft ou VM Ware.

W: Lors de votre période de développement, par qui avez-vous été soutenu dans votre projet ?

C.S: De très loin, Bpifrance a été notre meilleur partenaire financier. Il nous a fait confiance dès le début, et si il n’avait pas été là, nous n’aurions pas été capables de financer notre R&D. D’ailleurs, Bpifrance est un bel outil qui ne demande qu’à suivre le courage des investisseurs. Il pallie le problème lié au financement des entrepreneurs en France.  Les investisseurs rechignent à investir en capital-risque et des projets ambitieux, prometteurs peuvent ne pas voir le jour. Je pense, qu’il faut être capable de reconnaître qu’une société à un gros potentiel à l’échelle mondiale et savoir prendre un risque.

W: Pensez-vous que cette peur du risque caractérise exclusivement les investisseurs français ?

C.S: En partie. Je vais vous donner un exemple. Je me souviens de ma rencontre avec un investisseur français. Il a adoré ma présentation et m’a écouté durant tout mon pitch.  Quand il a fallu parler chiffres, il a avancé une somme médiocre. Pour le même motif, j’ai présenté ma société à un investisseur américain, il était avachi sur son fauteuil pendant toute ma présentation, mais quand j’ai commencé à lui parler de risque, de leadership et d’ambition internationale, il s’est redressé et s’est intéressé à mon projet. Je pense qu’en France, la plupart des investisseurs brident l’ambition des entrepreneurs par manque de goût du risque. Heureusement, des acteurs comme Bpifrance sortent de ces clous.

W: Votre service répond à une défaillance de la législation en matière de protection des données personnelles. Pensez-vous qu’il faille réformer les textes relatifs à la sécurisation des données ?

C.S: Quand on se regarde, on s’inquiète mais quand on se compare, on se rassure ! On peut toujours faire mieux, mais notre législation est déjà satisfaisante. Aux Etats-Unis, la régulation et la protection des données privées est beaucoup moins importante. Il y a une déréglementation accrue chez nos voisins américains alors qu’en Europe et en France, la législation est plus stricte. Certes, on pourrait aller plus loin. D’ailleurs, Pradeo a longtemps porté une initiative qui œuvrait en ce sens. Nous voulions créer un label qui certifierait que les applications ne volent pas de données, n’engendrent pas de frais bancaires… L’initiative a été reçue favorablement, mais elle s’est heurtée à l’inertie politique. En même temps, il est difficile pour une startup d’être moteur sur des thématiques d’avenir : le numérique.

W: Justement, comment voyez-vous l’avenir du numérique ? Selon vous, comment évolueront les applications, le digital ?

C.S: Je pense que nous sommes actuellement dans une phase de création d’application mais je pense que le volume global devrait se stabiliser. Je pense que télévision et autres appareils connectés seront pilotés depuis les smartphones via des applications qu’il va falloir conceptualiser. La sécurisation de ces objets se fera peut-être avec des points de vigilance différents. Il va donc falloir s’adapter à ces nouvelles innovations.

W: Aujourd’hui, quelle est la place de Pradeo sur le marché mondial ?

Aujourd’hui, selon le cabinet d’audit et de conseil américain Gartner, Pradeo n’a que deux concurrents à l’échelle internationale, mais aucun d’entre eux ne fournit un service aussi précis que le nôtre : analyser une application et révéler tout ce qu’elle va faire sur un téléphone : accès, utilisation, transfert de données. Nous sommes donc les seuls à offrir ce service. On a sûrement dû se dire “ mais qui sont ces petits montpelliérains qui s’imposent sur le marché ” (rire).

Khadija Adda-Rezig

L’article Pradeo: « En France, les investisseurs brident l’ambition des entrepreneurs par manque de goût du risque » est accessible sur Widoobiz.

Lire la suite

Matthew B Crawford: le philosophe-mécanicien qui pense le monde du travail

Matthew B Crawford: le philosophe-mécanicien qui pense le monde du travail

Matthew B Crawford est écrivain philosophe, mais il est aussi réparateur de moto. Dans ses œuvres Éloge du carburateur et Contact, l’auteur américain fournit une réflexion sur le sens du travail et réfléchit au rôle de cette activité dans nos sociétés.

Il animait un Think Tank mais il a préféré réparer des motos. Matthew B Crawford a arrêté sa carrière d’universitaire lorsqu’il a rencontré des difficultés pour obtenir un poste de docteur en philosophie. Ce périple n’est pas la seule cause de son changement de voie : l’écrivain n’était pas à l’aise quand il animait son cercle de réflexion, il lui « manquait quelque chose ». Il avait besoin de moins de manipulation intellectuelle et de plus de travail manuel. Travailler avec des machines lui paraissait plus simple: « Quand on est au contact de motos, il y’a deux possibilités : soit l’engin démarre et c’est bon ; soit il ne démarre pas et il faut réparer. C’est tout. », explique-t-il sur le plateau de France Culture.

« Ce n’est parce qu’on a les mains dans le cambouis, qu’on ne réfléchit pas ! »

Dans Éloge du carburateur, Matthew B Crawford analyse sa propre expérience. Pour lui, les personnes qui travaillent sur des machines sont très engagées intellectuellement, contrairement à ce que l’on pense: « Ce n’est parce qu’on a les mains dans le cambouis, qu’on ne réfléchit pas ! […]Quand on m’amène une moto qui vient de tomber en panne, je dois diagnostiquer le problème et trouver des solutions. Je dois donc réfléchir ». À travers ses écrits, le philosophe américain veut montrer que le travail manuel est tout aussi exaltant que le travail dit intellectuel.

Mais Matthew B Crawford va plus loin. Il appréhende la société dans sa globalité et il est persuadé que le malaise qui s’y installe est en partie dû à l’état du monde du travail. La société dénigre certains statuts notamment celui de l’ouvrier ou de l’employé de bureau. Selon lui, la cause de ces fléaux serait la distance existante entre l’effort fourni par les travailleurs, la matière et le résultat final. Sans doute cette recherche de contact avec la matière expliquerait-elle les escapades du philosophe dans les sous-sols des immeubles de Hyde Park pour démonter des motos alors qu’il était encore en poste ? Quoi qu’il en soit, pour Matthew B Crawford, le sens du travail se perd.

« Les travailleurs ne savent plus pour qui, ni pourquoi ils travaillent »

La philosophe et sociologue Dominique Méda fait une analyse critique de l’oeuvre de Matthew Crawford et arrive aux mêmes conclusions : « Les logiques qui se sont interposées entre le réel et les travailleurs, notamment les objectifs intermédiaires inventés par les managers, devenus pour eux objectifs finaux, ont créé un niveau de réalité qui rend l’exercice du travail insensé au sens propre du terme. L’utilité du produit final et sa qualité sont perdues de vue, les travailleurs ne savent plus pour qui ni pourquoi ils travaillent, dès lors, le travail n’a plus de direction, plus de sens », explique-t-elle dans sa note critique.

Elle souligne, par ailleurs, la proximité de la thèse de Matthew Crawford avec celle de Marx et Friedmann. Eux aussi décrivent l’impact du capitalisme sur la manière de travailler. Mais pour Dominique Méda, le philosophe américain va plus loin: il explique que l’organisation du travail dans les sociétés modernes alimente la perte de sens du travail en s’interposant entre l’activité du salarié et le résultat final de son travail. De facto, « cela réduit à néant pour les travailleurs tout espoir d’être à l’origine d’une action véritable », explique Dominique Méda.

« L’existence d’artisan indépendant […]m’offrait au contraire une image de liberté que je ressassais avec nostalgie »

Mais pour Matthew Crawford tout n’est pas perdu.  Le philosophe-mécanicien souligne, tout d’abord, la perte de sens du travail salarié et la fausseté voire l’asservissement lié au travail pseudo-intellectuel : « Il s’agissait en fait de donner un vernis de scientificité à des arguments profanes qui reflétaient divers intérêts idéologiques et matériels. Ainsi, quand j’étais philosophe, à propos du réchauffement planétaire, je devais m’arranger pour mettre en scène des thèses compatibles avec les positions des compagnies pétrolières qui finançaient la fondation »; néanmoins, il ne bannit pas toutes les formes de travail. Le travail manuel relève le niveau et semble prometteur: « […] contemplée depuis mon quartier des consultants à Washington, l’existence d’artisan indépendant que menait Fred m’offrait au contraire une image de liberté que je ressassais avec nostalgie », écrit-il dans Éloge du carburateur.

Enfin, le philosophe livre sa définition du travail. Selon lui, le travail doit réaliser l’individualité du travailleur, lui faire contempler la matière et lui donner l’opportunité de progresser dans l’excellence. Le salarié doit prendre du plaisir. Et prendre du plaisir, c’est « s’engager à fond dans une activité: cette forme d’absorption repose sur une attention aiguë et opiniâtre à l’égard de ce qui rend ladite activité bonne ou digne d’être poursuivie », déclare Matthew B Crawford dans Éloge du carburateur.

Khadija Adda-Rezig

L’article Matthew B Crawford: le philosophe-mécanicien qui pense le monde du travail est accessible sur Widoobiz.

Lire la suite

Ateliers Entrepreneurs par CréActifs – 09 & 10/2017

Ateliers Entrepreneurs par CréActifs – 09 & 10/2017

Les ateliers CréActifs

CréActifs organise plusieurs ateliers durant les mois de septembre et octobe, dédiés aux Entrepreneurs.

CréActifs accompagne les créateurs/repreneurs d’entreprise quelque soit leur profil (demandeurs d’emploi, salariés) dans leur reconversion professionnelle.

Ces ateliers sont animés par nos Experts en Entrepreneuriat, eux-mêmes Entrepreneurs. Tous sont passionnés par la création d’entreprise et spécialistes dans leur domaine (juridique, finance, marketing, stratégie de développement). Grâce à leur expérience, ils pourront vous donner conseils et astuces pour bien démarrer votre activité et répondre à toutes vos questions.

Voici les prochains ateliers CréActifs dédiés aux Entrepreneurs :

samedi 23 septembre 2017 :
9h30-12h30 : <a href="https://www.eventbrite.fr/e/billets-atelier-reconversion-professionnelle-entreprendre-quand-on-est-salarie-36187456657" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?hl=fr&q= son entreprise quand on est salarié
13h30-16h30 : <a href="https://www.eventbrite.fr/e/billets-atelier-entrepreneur-mettre-en-place-son-business-model-36263784957" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?hl=fr&q= en place son Business model
samedi 30 septembre 2017 :
9h30-12h30 : <a href="https://www.eventbrite.fr/e/billets-atelier-entrepreneur-les-cles-pour-reussir-son-business-plan-36264356667" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?hl=fr&q= clés pour réussir son business plan
13h30-16h30 : <a href="https://www.eventbrite.fr/e/billets-atelier-entrepreneur-etablir-son-previsionnel-financier-36265286448" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?hl=fr&q= son prévisionnel financier
samedi 21 octobre 2017 :
9h30-12h30 : <a href="https://www.eventbrite.fr/e/billets-atelier-entrepreneur-les-cles-pour-reussir-son-etude-de-marche-36265423859" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?hl=fr&q= clés pour réussir son étude de marché
13h30-16h30 : <a href="https://www.eventbrite.fr/e/billets-atelier-entrepreneur-financer-son-entreprise-36265998578" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?hl=fr&q= son entreprise
samedi 28 octobre 2017 : 
9h30-12h30 : <a href="https://www.eventbrite.fr/e/billets-atelier-entrepreneur-devenir-consultant-independant-36266208205" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?hl=fr&q= Consultant Indépendant
13h30-16h30 : <a href="https://www.eventbrite.fr/e/billets-atelier-consultant-independant-savoir-vendre-ses-prestations-36271572249" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?hl=fr&q= Indépendant : savoir vendre ses prestations

Inscrivez-vous !

L’article Ateliers Entrepreneurs par CréActifs – 09 & 10/2017 est accessible sur Widoobiz.

Lire la suite

Indus’trip : Dimitri Pleplé a choisi son camp, il n’y a pas que les startups dans la vie

Indus’trip : Dimitri Pleplé a choisi son camp, il n’y a pas que les startups dans la vie

Dimitri Pleplé s’est lancé un défi: celui de faire le tour de France… des usines, et à vélo. Convaincu, que l’industrie du Futur repose sur l’homme, il souhaite sensibiliser les plus jeunes à cet univers.

Widoobiz: Passer son mois de juillet dans des usines ça ne fait pas rêver tout le monde, toi si ?

Dimitri Pleplé: Il faut croire! Je suis avant tout passionné par ce milieu. J’ai eu l’occasion de visiter de nombreuses usines dans le cadre de mes études à Central Supelec mais j’avais un sentiment de frustration car on ne prenait pas forcément le temps de discuter avec les gens sur le terrain. J’ai aussi eu envie de faire ce tour de France pour éclairer les gens sur ce qu’est réellement une usine. Si je peux contribuer à changer le regard de certaines personnes sur le secteur de l’industrie ce sera déjà une satisfaction.

W: Justement, que se cache-t-il vraiment dans nos usines?

D.P: Je ne peux pas vous dire s’il se cache des choses mais je peux vous dire qui sont les personnes qui y travaillent. Pour la plupart ce sont des gens passionnées, qui ont un savoir faire technique qui se transmet avec l’expérience, il faut en avoir conscience. On entend souvent que les métiers industriels sont répétitifs, sans réflexion, sans responsabilité, où il n’y a pas besoin d’être créatif. C’est absolument faux. En France l’industrie est cachée. On ne voit pas les usines, peut-être qu’on ne nous pousse pas à aller les voir non plus d’ailleurs donc quand on ne connaît pas on s’imagine ce que l’on veut.

« La plupart du temps, j’ai eu le sentiment d’être dans des usines où les gens sont heureux »

W: Le sujet du moment c’est le bien être en entreprise. Lors de ton périple, tu as rencontré des salariés heureux ?

D.P: Je ne vais pas vous mentir, je suis aiguillé par les responsables quand j’échange avec les salariés alors j’imagine qu’ils me présentent des salariés heureux! Mais en se baladant, on ressent quoi qu’il arrive l’ambiance. On entend si le directeur appelle ses employés par leur prénom par exemple, si on nous sourit. Et la plupart du temps, j’ai eu le sentiment d’être dans des usines où les gens sont heureux. Après, il y a toujours des entreprises qui se revendiquent d’un mode de management en particulier où l’humain prime mais qui ne l’appliquent pas forcément, ou qu’à moitié !  

W: À travers les témoignages que tu as récoltés, qu’est-ce qui t’a frappé ?

D.P: Que l’industrie est un secteur qui bouge bien plus qu’on ne l’imagine. Les personnes avec qui j’ai échangé m’ont toutes dit qu’il n’existe pas un jour qui ressemble à un autre dans leur usine. Il se passe toujours quelque chose, un dysfonctionnement par exemple. Ce qui est également beaucoup ressorti c’est le côté travail en équipe et la solidarité.

W: Y a t-il eu un témoignage qui t’a marqué plus qu’un autre?

D.P: Tous mes échanges ont été passionnants et le sont toujours d’ailleurs puisque je continue mon tour de France des usines encore une dizaine de jours. Je me souviens de Marie-Christine, 58 ans qui a travaillé toute sa vie dans la même usine Pocheco. C’est une entreprise écologique de production d’enveloppes qui d’ailleurs est devenue “célèbre” grâce au documentaire Demain. Marie-Christine est passionnée par son métier et par son entreprise. En un quart d’heure elle a réussi à me faire revivre l’évolution de l’usine et à la fois, elle a su prendre du recul et me parler du mode de gestion de l’entreprise, m’expliquer pourquoi ça marche. C’était très enrichissant.

W: Un jour tu seras peut-être patron de l’une de ces usines…

D.P: Qui sait… Ce qui est certain c’est que même si je deviens patron, je ne veux jamais perdre le contact avec le terrain. C’est ce qui permet d’échanger avec les équipes et d’être dans le concret car on participe à la production de pièces.  

Et après être passé dans les usines de L’Oréal, LVMH ou McCain, Dimitri poursuit son aventure et sera notamment chez Butagaz le 19 juillet prochain.

@Julie Galeski

L’article Indus’trip : Dimitri Pleplé a choisi son camp, il n’y a pas que les startups dans la vie est accessible sur Widoobiz.

Lire la suite

Challenge Banque de France – jusqu’au 01/09

Challenge Banque de France – jusqu’au 01/09

La Banque de France lance le Lab et son premier appel à projets innovants !

La <a href="https://www.banque-france.fr/" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?hl=fr&q= de France annonce le <a href="https://www.banque-france.fr/la-banque-de-france/nous-connaitre/le-lab-banque-de-france" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?hl=fr&q= du Lab, placé sous la responsabilité de Thierry Bedoin, directeur de la Transformation digitale (Chief Digital Officer) et adresse aux intéressés son premier appel à projet innovants.

Espace ouvert de rencontre et de travail collaboratifle Lab a pour vocation d’expérimenter de nouveaux concepts et technologies en lien avec les activités de la Banque de France tels que la blockchain et l’intelligence artificielle.

Vous avez une solution technologique, méthode de travail ou une prestation, porteuse de valeur innovante pour la Banque de France et ses activités ?

Alors participez au 1er appel à projets innovants de la Banque de France, et tentez de remporter une expérimentation au sein de son lab.

Adressez vos candidatures sur <a style="color: #ff6600;" href="https://www.kinov.io/challenges/53/" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?hl=fr&q= septembre avant 14h !

L’article Challenge Banque de France – jusqu’au 01/09 est accessible sur Widoobiz.

Lire la suite

Shapr : 4 étapes pour devenir le leader mondial de la relation business

Shapr : 4 étapes pour devenir le leader mondial de la relation business

Shapr, l’application qui cherche à faire du networking un style de vie. Ludovic Huraux, co-fondateur du « Tinder du networking » pense que les rencontres forgent les destins et provoquent les opportunités. Il compte diffuser cette philosophie dans le monde entier…

Etape 1 : redéfinir la relation business

« La meilleure relation business, c’est la relation qui ne l’est pas » . Ludovic Huraux compte partager cette philosophie avec les entrepreneurs du monde entier. Selon lui, il ne faut pas rencontrer des gens quand on a besoin d’eux. Il est préférable de procéder par étapes: « Il faut d’abord créer des relations fortes, puis les opportunités suivront. Et le jour où l’on a besoin d’un co-fondateur, de conseils ou d’un investisseur, on trouve naturellement de l’aide ». Pour le CEO de Shapr, ce sont les relations authentiques qui priment: « On fait la promotion d’un networking beaucoup moins transactionnel. D’ailleurs, je n’apprécie pas forcément le terme networking, car il fait montre d’un certain utilitarisme. Il faut replacer l’humain au centre de la relation business », explique l’entrepreneur.

Etape 2 : bénéficier du savoir-faire américain

En France, Ludovic Huraux a rencontré un franc succès avec le site de rencontre Attractive World; mais selon lui, pour devenir leader mondial, il faut commencer aux États-Unis. « Linkedin a été créé aux États-Unis et il est, aujourd’hui, le leader mondial sur son marché. Viadeo, son concurrent français, n’a pas eu le même succès ». Pour bénéficier du savoir-faire américain, Shapr s’est implantée directement là-bas. C’est notamment toute la stratégie marketing qui y est imaginée. L’équipe technique reste, quant à elle, made in France: « On prend le meilleur des deux mondes », s’exclame-t-il . Ludovic Huraux souligne l’importance de certains traits culturels américains dont il compte profiter: « Aux États-Unis, on prend le temps pour rencontrer les autres. En France, un peu moins; mais les nouvelles générations nous réservent de belles surprises » .

Etape 3 : lever des fonds !

Shapr dit avoir des politiques de levée de fonds « agressives ». La startup est soutenue dans son projet par des acteurs importants de l’écosystème entrepreneurial: la famille Bouygues, le groupe Afflelou et Franck Riboud, ancien PDG de Danone. Il y a quelques semaines, Ludovic Huraux a finalisé une levée de fonds de 9.5 millions de dollars. Grâce à cet investissement, Shapr compte repenser sa stratégie au niveau international et ouvrir de nouvelles structures à l’étranger pour mieux s’imposer en tant que leader mondial.

Etape 4 : penser grand, et vite

« Théoriquement, les réseaux sociaux professionnels n’ont plus de frontières ». Pour l’instant, Shapr se concentre sur la France, les États-Unis et l’Angleterre, soit trois destinations au fort potentiel économique.  Mais prochainement, elle compte faire matcher les profils de professionnels du monde entier: « Nous voulons provoquer les rencontres qui ont du sens partout dans le monde car de plus en plus de personnes cherchent leur voie ».
Au delà de ses ambitions internationales, Shapr cherche à accompagner les mutations du monde du travail: « Avant, les personnes travaillaient dans des grands groupes. Maintenant, on a le développement de nouveaux statuts notamment le statut de freelance » … Shapr va accompagner ces modes de travail puisque la qualité du réseau est importante pour changer de vie professionnelle. L’ambition de Shapr  est donc de réinventer le networking  pour devenir un acteur essentiel de la mise en relation entre professionnels.

Khadija Adda-Rezig

L’article Shapr : 4 étapes pour devenir le leader mondial de la relation business est accessible sur Widoobiz.

Lire la suite

Appel à candidature Com’Une Start-up 2017 – jusqu’au 30/09

Appel à candidature Com’Une Start-up 2017 – jusqu’au 30/09

Appel à candidature jusqu’au 30/09 !

LaBigAddress, 1er accélérateur de communication dédié aux start-up & aux entreprises innovantes, lance l’appel à candidature de son concours Com’Une Start-up 2017. À la clé ? Plus de 200 000 euros de dotations.

L’Objectif

Accompagner les jeunes pousses au coeur de leur plan de communication afin de booster leur business et leur visibilité. Aujourd’hui, la communication est un levier primordial pour booster son business et sa visibilité afin d’attirer de futurs consommateurs mais aussi des investisseurs.

Le Prix Com’Une Start-Up met un coup de projecteur sur les meilleures réalisations et la créativité des start-up, et offre également la possibilité de pouvoir challenger sa com, rencontrer des professionnels et gagner en expertise.

Un Prix dédié aux jeunes pousses, mais pas seulement ! Qu’elles soient au démarrage de leur activité, en cours de validation de leur modèle ou en plein essor sur le marché, toute entreprise innovante peut déposer sa candidature.

Pour en savoir plus, rendez-vous vite ICI ! 

L’article Appel à candidature Com’Une Start-up 2017 – jusqu’au 30/09 est accessible sur Widoobiz.

Lire la suite

Startup Tech Booster Contest by Paris Digital Lab – jusqu’au 23/07

Startup Tech Booster Contest by Paris Digital Lab – jusqu’au 23/07

Paris Digital Lab lance son Startup Tech Booster Contest !

Au cœur de Paris, le <a href="http://kinov.us14.list-manage.com/track/click?u=7f4f31738f987b391e37deb08&id=ddc5f4692d&e=3cf71bd3ba" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?hl=fr&q= Digital Lab, dispositif de prototypage agile de <a href="http://kinov.us14.list-manage.com/track/click?u=7f4f31738f987b391e37deb08&id=8e2b3b4186&e=3cf71bd3ba" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?hl=fr&q= aux étudiants passionnés par l’IT d’apporter leurs expertises et savoir-faire sur des sujets réels.

De tous secteurs d’activités et de toutes tailles, les partenaires de Paris Digital Lab comptent de plus en plus de startups attirées par ce dispositif pour booster leurs projets.

Vous êtes fondateur et/ou CTO d’une startup dans laquelle la tech est au cœur de l’usage ? Vous souhaitez challenger votre projet, valider votre concept ou prototyper votre solution avec l’aide des makers de Paris Digital Lab ?

Alors participez au Startup Tech Booster Contest pour tenter de gagner l’un des nombreux prix dont un accompagnement sur le prototypage de votre projet, un recueil d’inputs sur les cas d’usages de votre projet ou des séances de coaching par des professionnels de l’innovation.

Adressez-nous votre candidature sur Kinov avant le 23 juillet 2017 !

L’article Startup Tech Booster Contest by Paris Digital Lab – jusqu’au 23/07 est accessible sur Widoobiz.

Lire la suite

Junior ESSEC Conseil: quand les étudiants-entrepreneurs travaillent avec le CAC 40

Junior ESSEC Conseil: quand les étudiants-entrepreneurs travaillent avec le CAC 40

Créée il y a 50 ans, Junior ESSEC Conseil est pionnière dans le domaine des juniors entreprises en Europe. Aujourd’hui, le cabinet de conseil fait comme les grands. 95 % de ses clients appartiennent au CAC 40. Ce succès est-il dû aux avantages liés au statut d’étudiant-entrepreneur ?

La structure n’est composée que d’étudiants. Pourtant, l’affaire tourne. Le cabinet de conseil réalise plus de 250 études chaque année. Les clients sont très divers : collectivités locales, entreprises du CAC 40 et petits entrepreneurs. Ce qui fait la force de la junior entreprise, c’est la qualité des étudiants qui y travaillent. La plupart ont fait face à une rude sélection en plus de celle qui est de mise dès l’entrée de la prestigieuse école de commerce : « Dès notre première année à l’ESSEC, on a pu candidater pour devenir étudiants-entrepreneurs. On a passé des tests, rempli un dossier et passé des oraux », explique Inès Pitavy, étudiante-entrepreneure chargée de la communication.

« À notre âge, gérer des missions de A à Z et pouvoir rencontrer autant de professionnels est inouï »

Mais pourquoi le statut d’étudiant-entrepreneur attire-t-il tant ? Inès Pitavy explique que la junior entreprise de son école est une institution prestigieuse et qu’elle ouvre beaucoup de portes : « Être étudiant-entrepreneur dans le cabinet de Conseil junior permet de côtoyer différents secteurs d’activités : le luxe, la cosmétique, l’énergie, l’industrie lourde…On peut avoir un bel aperçu de ce que peut être l’activité de conseil. À notre âge, gérer des missions de A à Z et pouvoir rencontrer autant de professionnels est inouï », déclare-t-elle.

Et même s’il n’est pas toujours facile de se sentir légitime face aux grands groupes « on se sent autonome et utile. On ne se considère pas comme de simples stagiaires ; on manage vraiment et c’est ça qui est intéressant quand on est étudiant-entrepreneur » .

Pour aller encore plus loin dans la gestion de sa junior entreprise, la structure s’est dotée d’un vrai Conseil d’administration pour pérenniser son affaire. Elle s’est aussi entourée de spécialistes pour s’occuper des tâches plus techniques comme la comptabilité, même si la plupart des missions administratives sont directement effectuées par les étudiants-entrepreneurs. Enfin, en bénéficiant des locaux et du réseaux de l’ESSEC, la junior entreprise gagne en visibilité dans l’écosystème entrepreneurial.

Chers étudiants, vous n’avez plus d’excuses : entreprenez

Vous êtes étudiant et vous rêvez de devenir entrepreneur ? Le statut d’étudiant-entrepreneur s’adresse en priorité aux jeunes de moins de 28 ans et il n’a qu’un seul pré-requis : le diplôme du baccalauréat. Bien-sûr, l’étudiant doit être motivé et porter un projet entrepreneurial solide et pertinent. C’est le comité d’engagement du PEPITE ( pôles étudiants pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat ) qui est chargé d’apprécier les qualités des futurs étudiants-entrepreneurs.

Une fois que l’étudiant obtient le statut d’étudiant-entrepreneur, il bénéficie d’un accompagnement ( délivré par des chefs d’entreprise, des réseaux d’accompagnement et de financement). Il accède, par ailleurs, à l’espace de coworking du PEPITE. Les étudiants qui suivent un cursus en école ou en faculté peuvent aussi bénéficier de ce statut. Chers étudiants, vous n’avez plus d’excuses : entreprenez.

Khadija Adda-Rezig

L’article Junior ESSEC Conseil: quand les étudiants-entrepreneurs travaillent avec le CAC 40 est accessible sur Widoobiz.

Lire la suite